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Bon pour ceux qui ne connaissent po ben c trop un pur film...
Bon je me dois de faire un article a la hauteur de ce film,au programme resumé et critique du film...
IMPORTANT : Pour les gens qui connaissent le film merci de lire cet article et d'en emettre une critique...(surtout en ce qui concerne la mienne de critique lol ;) )
Titre: Requiem for a dream
Titre VO: Requiem for a dream
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Pays: Américain
Date: 2001
Couleur
Durée: 110'
Genre: Drame sur la drogue
Epoque/Lieu: De nos Jours, New-York...
---> Réalisation
Darren Aronofsky (Réalisateur et scénariste)
Matthew Libatique (Photographie)
Hubert Selby Jr. (Scénariste)
---> Les acteurs
Ellen Burstyn (Sara Goldfarb)
Jared Leto (Harry Goldfarb)
Jennifer Connelly (Marion Silver)
Marlon Wayans (Tyrone C. Love)
Louise Lasser (Ada)
Keith David (Little John)
Christopher MacDonald (Tappy Tibbons)
---> Equipe musicale
Clint Mansell
Histoire :
Sara (Ellen Burstyn), veuve, vit seule, accrochée à son téléviseur.
Celui-ci est régulièrement "enlevé" par son fils Harry (Jared Leto), drogué en manque d'argent, et tout aussi régulièrement Sara va le récupérer auprès du prêteur sur gages.
Un jour, Sara reçoit un coup de téléphone lui apprenant qu'elle "a gagné" une place au Tappy Tibbons Show, son émission préférée.
Sentant un nouveau sens à sa vie, elle se décide à sortir de la naphtaline et pour l'occasion sa vieille et magnifique robe rouge.
Hélas, Sara a pris pas mal de kilos depuis la dernière fois.
Elle va voir un docteur afin d'obtenir un régime amaigrissant et celui-ci lui prescrit diverses pilules "coupe-faim"…
Pendant ce temps, Harry, sa petite amie Marion (Jennifer Connelly) et son copain Tyrone (Marlon Wayans), choisissent de se lancer sérieusement dans le trafic de drogue afin de s'offrir un avenir radieux…
Rapidement, Sara commence à avoir des hallucinations et multiplie ses prises tandis que les trois jeunes voient les ennuis se multiplier.
Les uns comme les autres entament une descente aux enfers…
Brooklyn, de nos jours, début de l'été... Des pilules pour Brooklyn, de nos jours, début de l'été...
Rouge le matin, bleu le midi, violet le soir, vert la nuit :
"Aussi simple que ça...1, 2, 3,4".
Des pilules pour maigrir et son émission télé préférée, voilà à quoi ce résume le quotidien de Sarah Godfarb, veuve et retraité vivant à Brooklyn.
Requiem for a Dream est l'histoire de ces 4 personnages, qui sombrent dans la dépendance (et la folie) montrent jusqu'où celle ci peut les emmener...
Mais c'est avant tout une fable comtemporaine sur la dépendance. Elle montre qu'il n'existe pas qu'une seule forme de drogue et que cela peut toucher n'importe qui.
Critique :
REQUIEM FOR A DREAM est adapté d'un roman du junky de service Hubert Selby Jr (qui fit scandale dès son premier roman publié en 1964, "Last Exit to Brooklyn" ).
Selby, tuberculeux à la sortie de la seconde guerre mondiale pendant laquelle il avait été marin, développa une accoutumance à la morphine avant de plonger dans l'héroïne ce qui lui valut l'emprisonnement en 1967.
Il décida alors de se refaire une santé, se désintoxiqua, multiplia les épouses (trois), approcha le cinéma par le biais de l'écriture et continua à publier des romans dont "Requiem For A Dream" en 1978.
Le propos de l'histoire est simple: montrer et dénoncer sans fart les effets de la drogue et de la dépendance qu'elle créée, quelle que soit cette drogue.
Ici l'héroïne d'une part, la télévision et les "pilules pour maigrir" (en fait des amphétamines) de l'autre.
Mais la vraie drogue qui se cache derrière celles-ci ou d'autres est plus sournoise et surtout plus désespérée: il s'agit ni plus ni moins que celle du rêve, de l'espoir d'une vie autre, différente, plus lumineuse, plus heureuse.
Et celle-là de drogue, qui n'y est pas accro ?
Voilà pourquoi ce film nous saisit et nous concerne tant.
Même si l'on n'a jamais touché à la moindre substance illicite, que notre poids ne nous pose aucun problème et que notre relation à la télé est calme, saine et distante…
Qu'est-ce que la recherche effrénée du plaisir en général, ou d'un en particulier, si ce n'est la volonté de fuir, ne serait-ce qu'un instant, la grisaille du quotidien, de "l'instant réel" ?
Et une fois ce plaisir ressenti, on en redemande.
Encore et encore, toujours plus.
Et plus ce plaisir est fréquent, rapproché, plus il perd de sa saveur exceptionnelle et plus on aura tendance à augmenter les "doses", sans hésiter à épicer le plaisir, voire à le pervertir avant de passer à un stade supérieur.
Car en fait, le plaisir ultime poursuivi (le rêve vécu comme une "autre" réalité) ne se laisse jamais atteindre ou, du moins, n'autorise pas qu'on s'y installe à demeure.
Alors il faut remettre le couvert, perdre encore quelques grammes, un cachet de plus pour freiner ces hallucinations qui transforment votre réfrigérateur en monstre menaçant…
Personne ne se trouve à l'abri d'un tel processus.
Bien sûr, les conséquences ne seront pas forcément les mêmes et ma dépendance au coca et au café extra serré, même dans ses excès, risque peu de me détruire physiquement et mentalement autant que les drogues auxquelles sont soumis les personnages de REQUIEM FOR A DREAM…
Certes… Bon, on se rassure (ou on se dupe) comme on peut...
De ces personnages, Sara est de loin la plus fascinante.
Non pas que l'on se désintéresse des autres mais leur histoire a déjà été vue dix fois.
Darren Aronofsky "speed " sa mise en scène, la mettant en parfaite harmonie avec la vie agitée des protagonistes et là, son film impressionne vraiment…
Démarrant presque comme une comédie new-yorkaise classique (Sara habite à Coney Island), ce n'est que progressivement que le rythme va s'emballer.
Et là, Aronofsky montre une grande intelligence.
Car s'il établit un parallèle entre le drame de Sara et ceux du trio, il les différencie par des ruptures de rythme dans le deuxième cas, pauses qu'il refuse à Sara qui ne "redescend" jamais de ses "trips".
Ce traitement en parallèle, le réalisateur l'utilise non seulement sur un plan scénaristique mais aussi dans le traitement même de l'image.
Ainsi au début du film où il utilise la technique du "split-screen" (écran partagé) nous montrant simultanément Sara et Harry de chaque côté de la porte de la chambre où elle est enfermée, Harry lui "volant" son téléviseur.
On retrouvera cette technique pour une très belle scène entre Harry et Marion où le geste esquissé par l'un trouve sa suite sur l'autre partie de l'écran.
Mais c'est par le montage qu'Aronofsky arrive magnifiquement à ses fins, un montage nerveux où tout se fait écho, où chaque séquence, chaque plan, renvoie et rebondit sur un autre sans jamais parvenir à la fusion car ce que tout cela démontre à merveille est l'incontournable et désespérante solitude des êtres.
Le meilleur et plus bel exemple se trouve à la fin du film.
Le dernier plan offert pour chaque personnage est le même:
couché dans un lit ou sur un canapé en position fœtale.
Semblables.
Mais irrémédiablement et définitivement seuls…
L'image d'Aronofsky est tordue, triturée dans tous les sens afin de coller au plus près à la vision détérioriée des personnages.
Le film doit aussi son impact à sa remarquable bande son. La musique en particulier, composée par Clint Mansell et interprétée par le Kronos Quartet, est indissociable des images.
Quant à l'interprétation, elle frappe par son homogénéité.
Les trois jeunes se complètent très bien et le couple Harry-Marion possède un vrai charme (surtout au début), celui de ses interprètes Jared Leto, à la fois fragile et déterminé, et Jennifer Connelly à la rayonnante beauté dont le flétrissement sera montré de façon très subtile.
Marlon Wayans (Tyrone) fait preuve de beaucoup de subtilité.
Mais c'est Ellen Burstyn qui écrase le film.
L'actrice n'a pas hésité à détruire son image de femme sensuelle et séduisante pour atteindre un degré d'horreur difficilement soutenable.
Précisons que sa performance ne repose bien sûr pas seulement sur son physique (merci les maquilleurs !).
C'est bien son talent d'actrice qui nous éblouit...
REQUIEM FOR A DREAM est un film à voir absolument mais attention, sachez où vous mettez les pieds…
Notes :
- Hubert Selby jr apparaît dans le film sous les traits d'un gardien de prison hilare...
- Darren Aronofsky a "pompé" deux plans de l'excellent manga japonais Perfect Blue(scene ou jennifer connely est dans la baigoire et hurle sous l'eau...)
PS : Merci a ceux qui ont lu en entier cet article !
Les ot' ben...PAS MERCI ! LoL ;)